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 you are my destroyer, I am your kryptonite

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Date d'inscription : 09/03/2018
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MessageSujet: you are my destroyer, I am your kryptonite   Dim 22 Avr - 16:27



you are my destroyer, I am your kryptonite
Everlee Garza & @Jonah Reid
Le coeur dicte souvent ses propres lois et dans ton cas, ma petite Everlee, c'est bel et bien lui qui te guide à travers tes choix. Ton coeur est ce qui te garde la tête hors de l'eau, qui te garde loin de tout ce qu'il y a de sombre dans la réalité, dans les rues Il est un peu comme un voile qui filtre le mal. Tu es peut-être aveugle Eva, tu ne vois peut-être tout simplement rien de ce que tu devrais voir. Parfois même de l'évidence. Pourquoi restes-tu aussi naïve ? Cet attitude a sûrement causé ta perte, tu as sûrement perdu la vie suite à une naïveté habituel. Le mal est là, frappe à ta porte et tout ce que tu te contentes de faire, c'est de lui sourire et lui faire les yeux doux. Tu ne le vois pas, là, pure souffrance, pur poison, prêt à te détruire au simple faux mouvement. Tu fermes les yeux sur tout et rien. Un mot mal placé, ce n'est rien, tu ne t'en fais pas. Un coup ne t'écrase pas, tu te redresse comme si rien était, comme si on ne t'avait pas touché. Ce n'est peut-être pas que de la faiblesse, c'est peut-être même le contraire, la force qui est tienne. La force qui te soutient, te rend plus vivante que jamais. Ton coeur est tout ça, mais il est aussi ta plus belle faiblesse, la proie au torture monumental, tu pourrais bien le protéger de tout le mal, mais tu laisse toute cette ombre s'infiltrer dans ta vie, sous ta peau, dans tes entrailles, sans même t'en rendre compte. 

Tu es là dans le grand salon devant une fenêtre à fixer les arbres. L'air est frais, ce n'est pas pour rien que tu as cette veste bien attachée entre tes doigts repliés contre eux à te garder au chaud du mieux qu'ils le peuvent. Au loin derrière toi se trouve deux enfants s'attardant à un vieux jeu pour enfants. Une grande respiration, tu tournes la tête dans leur direction. Tu glisses une main dans tes cheveux avec un large sourire. Tu te laisses tomber contre ce vieux divan en ramenant tes pieds couvert de simple bas, contre le coussin principale. Tu glisses ta veste autour de tes jambes pour bien de couvrir et ton regard se tourne à nouveau vers l'extérieur. Tu es bien dans cet endroit, pourtant tu as l'impression d'être la seule. Tu t'y sens bien, tu t'y sens en sécurité, comme si rien ne pouvait t'atteindre. Tu as pourtant cet impression que quelque chose te manque, tu n'arrives pas à te souvenir de ta vie, elle revient en bride, en flash que tu ne contrôle pas. Tu as l'impression que ton coeur te hurle quelque chose que tu ne comprends pas. Quelqu'un manque à ta vie, mais qui.

Tellement de question à l'esprit que ton sourire fini par disparaître. Une main froide se glisse dans tes cheveux que tu repousses derrière ton oreille. Tu fermes les yeux en appuyant ton menton contre tes genoux. Tu repenses à Jonah que tu as croisé quelques jours plus tôt. Le voir avec ses traits qui te sont si familier, mais si différent à la fois. Ton coeur te fait mal, tu as tellement manqué, tu as ce soudain mal de vivre sachant que tu as maqué vingt ans de ta vie, vingt-ans de sa vie, vingt ans de la vie de qui bon t'entourait à l'époque. Les nouveautés de cette année deux milles dix-huit te fait tourner la tête. Tu ignores si tu arriveras à t'y adapter. Tu n'as pas eut de visite depuis ton réveil et pour une fois depuis ce dernier, tu as cette envie d'avoir un peu de compagnie. Tu as vu d'autre avoir de la famille s'intéresser à eux, lorsque toi tu es seule. Tu t'es toujours contenter d'être heureuse pour eux, mais maintenant que tu as cette pensée envers Jonah, tu n'arrives pas à avoir ce sentiments de satisfaction, tu serais prête à dire qu'il te manque, prête à dire que sa présence te manque.
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statut amoureux : Marié sans le vouloir à une inconnue. Amant de toutes les nuits.

MessageSujet: Re: you are my destroyer, I am your kryptonite   Jeu 10 Mai - 11:15

Kryptonite
Il y avait de la tristesse dans ses yeux, des étoiles de chagrin avec un goût de sel. ••


Le poing se serre, les traits se crispent et subitement, c’est ton corps tout entier qui chavire tandis que tu balances tes phalanges contre le verre du miroir devant toi. Fracas épouvantable que voilà ; ce sont des éclats de vie, éclats de toi, éclats d’un homme dont tu ne souhaites plus voir le reflet, même au gré de tes cauchemars. T’as tout perdu, Jonah. Le sommeil, le goût de la fête, l’envie de te foutre la gueule à l’envers et de t’oublier encore une fois. Que reste-t-il alors? Tu t’immobilises, retiens ton souffle, tente d’apercevoir à travers les brisures de la glace les contours d’un visage que tu ne reconnais plus – pourtant, ces cernes qui assombrissent ton visage et tes pensées sont tiennes, mon cher ami. T’es en train de te noyer, Reid, en train de te perdre dans les méandres de ta culpabilité, incapable de faire la part des choses et de te raccrocher à la réalité depuis que tu l’as croisée, elle.

Elle.
L’étincelle, le détonateur, la cause de ton explosion.

Si l’éruption devait porter un nom, ce serait le sien. Elle est la tornade, l’ouragan qui te dévaste depuis cinq jours ; t’étais persuadé de t’être remis de sa disparition, toi, mais regarde, regarde putain! Le sang coule toujours entre tes doigts, t’as toujours les mains sales Jonah, tu garderas toujours sa trace en toi. Tu l’as dans la peau, purement, simplement, et ça te rend complètement dingue, toi qui te veux indépendant, toi qui te veux feu follet, libre et impétueux, vivant d’excès et de folies, te voilà à sa merci.

Tu t’en mords la langue à t’en blesser, le goût amer de ton sang se répandant entre tes lèvres jusqu’au creux de la gorge. Tu trembles un peu, vertiges t’assaillant – mais ce n’est pas l’alcool, cette fois. C’est le manque. Le manque d’elle, de son sourire, de son visage innocent et de ses traits de poupon ; tu attrapes tes cheveux entre tes mains en hurlant ; disparaître, tu veux faire disparaître cette douleur et les rires des démons l’accompagnant, trouver un exutoire, une échappatoire pour te barrer loin de toutes ces idées et ces questions sans réponses ni fondements.

A bout de souffle, à bout de vie, tu finis par traîner ta vieille carcasse jusqu’à la douche, laissant l’eau chaude ruisseler le long de tes muscles douloureux. Accroché à la céramique des murs, les yeux clos, tu songes au temps que tu perds à te morfondre sur tes souvenirs sombres ; la solution serait sans doute le bar, une paire de jambes fuselées et un regard provocateur, quelques réjouissances charnelles pour qu’enfin, elle te sorte du crâne. En y pensant, un sourire sournois glisse sur tes lèvres ; mais la voix d’Eva, son accent chantant, le font disparaître tout aussi soudainement. Alors, tu t’extirpes de la salle de bain sans prendre le temps de t’essuyer ; au diable les flaques sur le parquet, t’as suffisamment de vague à l’âme pour les oublier, tout comme t’occultes le bordel qui t’environne actuellement. Le regard avide, tu t’approches de la table basse, ouvres frénétiquement un sachet s’y trouvant ; rail de poudre, rail d’adrénaline qui se faufile jusqu’à tes narines et tu te redresses lentement. T’es passé en mode automatique, à présent.


*


« Bonjour, je peux vous aider ? »


Tu la détestes. Elle, son chignon relevé, la manière dont elle minaude et ses cils étirés à l’extrême par le mascara qu’elle a collé dessus et ce faux sourire qu’elle t’offre en ce moment. T’es en colère, Jonah. Fâché contre cette pimbêche de réceptionniste, contre cet endroit aussi blanc que la coke qui ondule dans tes veines. Fâché contre toi, pour avoir laissé ta faiblesse te traîner jusqu’ici sans avoir aucune idée de ce que tu recherches. Pourtant, un sourire charmeur vient quand même éclairer ton visage tandis que, d’un naturel déconcertant, tu t’appuies sur le comptoir en demandant.


« Je souhaiterais voir Everlee Garza. »


T’entends à peine la réponse qu'elle te donne, l’esprit détonant à l’entente de ce nom que tu refuses de prononcer depuis votre dernière rencontre. Tes pas te guident entre les couloirs, valse mécanique que tu n’as pas conscience d’effectuer, et tu te retrouves finalement planté devant la porte du grand salon, comme un con. Tu ne sais pas quoi lui dire, ni si elle a envie de te voir. Et si elle se souvenait ? Cette pensée menace de te faire faire demi-tour, mais ta putain de fierté t’empêche de te défiler. Dans un soupir contrit, tu finis par toquer. Trois petits coups, trois demandes, chacune une définition, une hésitation.

La porte s'ouvre sous ton impulsion et toi, t’aimerais juste te sortir de ce putain de cauchemar dans lequel t’as, pour une fois, choisi de te fourrer.  


« Salut, Eva. »


Mais bloqués par tes souvenirs, tes yeux ne la voient toujours pas.

©️ GASMASK
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